Trouvailles

Peut-être trop fatigué par les nombreux déménagements antérieurs, les boites bien souvent s’empilaient dans mes garde-robes, et, quand venait le temps de partir, nous trimbalions ces amas de tout et de rien d’une place à l’autre, sans jamais vraiment savoir ce qui se cachait à l’intérieur…

Toujours à la recherche de mon tant-attendu-chargeur-de-caméra-qui-ne-doit-pas-se-trouver-si-loin, je fais la merveilleuse découverte d’un livre datant de la naissance de mon père, ou presque.

Il est si vieux et usé que sa reliure est inexistante, je dois faire un travail de reconstitution pour le remettre en ordre, trouvant une section par ci par là…

Dans l’attente d’un supposé chargeur, je publierai bientôt une image de cette “antiquité” du dernier siècle:

L’Enseignement Ménager

au cours secondaire

Huitième et neuvième année

Approuvé par le Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique le 10 mars 1958

********************************************************************

Après cinq mois, cinq heures, cinq minutes et cinq secondes, chargeur enfin retrouvé et photos preuves à l’appui:

L'enseignement ménager

IMG_0371

IMG_0372

IMG_0370

IMG_0375

Bouge tes fesses pour te remplir le ventre!!!

Encore prise sous une pile de boites et de paperasses inutiles, je trie encore à la recherche de mon chargeur de caméra, égaré durant le déménagement, il y a de cela 5 mois…

Bordel quand tu me tiens…Le coloris d’automne tire à sa fin que je n’ai pu immortaliser ne serait-ce qu’une journée de cette lumière si précieuse.

Trie, recycle, récupère, jette, lave, décor…et le souper qui n’est pas prêt de me rentrer dans l’corps. Peu importe, je cuisinerai quand même mon pain au miel et pommes avant le dodo ce soir. Parce qu’il est si bon, et que j’en apporte toujours la moitié au boulot le samedi matin, au grand plaisir de mes collègues!

Mmmm….Une tranche de ce moelleux aux pommes, grillée à point, au four, puis tartinée de beurre salé…quel délice!!!

Bon, ça ouvre l’appétit tout ça, je vais continuer si je ne veux manger à l’heure des bourgeois….

 

Et tombent les feuilles

Les saisons s’envolent emportant avec elles les histoires qui les ont fait vivre. Comme l’emblème de ce drapeau boudé par tous, elles tombent sous le poids de l’eau, sous le souffle du vent. Ces feuilles d’érables portent les couleurs de mes passions, jaune, orangé, rouge puis celles deux tons rappelant le fruit qui n’a su atteindre sa maturité. Un restant de vert sur  fond chaud que je noyais de verres le front chaud.

La facilité à me relever après une tempête me surprends encore. Comme si le plus bel âge me donnait la sagesse de la raison. Fuir l’arène, les uppercuts et les débits sanglants…Il me demande d’ouvrir mon intérieur un mois après la fracture, je n’en vois pas l’intérêt. Mettre mes souffrances et mes rêves bafoués au profits de ses satisfactions égoïstes, pendant que son bonheur récent l’aveugle et le rends irrespectueux à force de se regarder la mousse de nombril, non merci, je passe à autre chose. Ma vie n’est pas sienne, sa vie n’est pas mienne. Nous avons partagé, nous avons expérimenté, nous avions que le plaisir en tête, mais voilà qu’un jour nous nous sommes trop attaché. Le plaisir devenait obstacle aux sentiments, nous avions trop bu de l’un et l’autre, et les images de nos limites ainsi repoussées à l’extrême dans cette vie de débauche volontaire émergeaient quotidiennement dans nos esprits. Nous aurions peut-être voulu plus, mais nous avions déjà franchis le mur de non retour. Trop de chair, d’inconscience, d’insouciance…Trop de physiques nous éloignaient de notre confort. Notre complicité charnelle se transformait en tendresse amoureuse, blottis contre lui j’y serais rester jour et nuit. Trop d’images meurtrissaient notre amour, incapable de rajuster le tire, nous nous sommes éteint.

J’ai gardé ma tête hors de l’eau, malgré la douleur, celle de le voir se prendre en main après notre histoire, d’arrêter de faire souffrir ces femmes auxquels il tenait, et partir sur une base solide avec sa nouvelle flamme. Il lui donne ce que je demandais en silence, en me remerciant pour ses apprentissages…Je fût sa maitresse d’école pour son coeur, son lit, et sa nouvelle vie. Les mots que je prononçais au creux de son cou, je me les voulais destinés. J’attendais son réveil patiemment, tout en sachant qu’il ne pourrait continuer à mes côtés,  les derniers mois étant trop lourds à porter. Par amour je me suis tu, par amour je l’ai repoussé et redirigé ailleurs. Il semblait troublé entre deux eaux, je l’ai éclairé en me retirant. ”Pour mon bonheur” qu’il me dit…oui pour son bonheur j’ai piétiné mon coeur…

Parfaite entente entre ma raison et mes sentiments, pour le bien être de tous et le mien, mon sourire en coin, chassant ma détresse au loin, j’ai continué mon chemin…Sans crises, sans larmes, sans explications, j’ai laissé ce chapitre derrière…

Je puise ma force dans mon raisonnement, dans ce qui semblait inévitable selon le parcours emprunté.  Que je rêve d’être celle avec qui il est fidèle maintenant ne serait qu’une torture de plus, inutile.

Le positivisme qui m’habite depuis ce cul de sac relationnel attire vers moi de nouveaux chemins, de nouvelles rencontres, et d’anciennes passions.  Rien de relationnels dans tout ceci, seul le plaisir de partager sorties, randonnées et confidences.

Le plaisir que m’apporte ces amitiés me réconforte et me distrait. Je tais mon vide intérieur pour me permettre d’avancer sans craquer. Je suis seule, un peu par choix.  J’ai cumulé les partenaires durant les trois dernières années…Et certaines relations en valaient probablement la peine. Le refus venait de moi. Parce que ces hommes voulaient s’engager trop rapidement, souvent deux mois à peine après la rencontre initiale. Je suis consciente que plus nous avançons en âge, plus nous osons foncer. La peur de finir notre vie seule semble atteindre les plus coriaces. Mais chacun a ses marques, chacun son bagage.  Que j’ai beau expliquer à ces messieurs l’importance que je porte à prendre mon temps, parce que je ne veux me retrouver enchainée dans une vie qui ne m’appartient pas, le résultats reste le même. Ils prennent ce refus comme un échec, et finissent par quitter.  Comme si le temps jouait contre nous, dans la tête de plusieurs les minutes sont décisives, voir vitales.

Je ne raisonne pas comme l’adolescente qui joue au lit musical, ni au mourant qui accrochera le premier intéressé pour un peu de bon temps en attendant la fin…Je n’ai pas eu un parcours relationnel heureux jusqu’à mes 28 ans, les ruptures mise à part. Trop de violences, trop de manipulations et trop de peurs…Je ne me souviens pas d’une réelle complicité avec l’autre durant cette période, ni même de fous rires sans conséquences.  Je ne veux pas non plus jouer la victime dans ma vie. Mais mon parcours m’a laissé un gout amer face au couple. Je ne crois pas qu’un nouvel amour donne l’heure juste sur la relation.  Les premiers mois sont toujours plus beaux, le coeur léger, aveuglé par l’engouement d’un renouveau et la curiosité insatiable d’une vie parallèle encore inconnue. De prendre une décision de cohabitation à long terme durant les premiers mois me mets sur les freins.  Je ne me sens pas apte à prendre telle décision sur un coup de passion.  Mettre fin à une relation inadéquate lorsque les deux parties ont encore leur logis respectifs, simplifie cette étape plutôt douloureuse.  D’où l’importance de me garder cette stabilité le plus longtemps possible avant de chambouler ma vie entière.

De me regarder ainsi cheminer me fait du bien, m’indique que je vais bien. J’ai laissé de côté mes désirs égoïstes de relations fonctionnelles, pour laisser place à la liberté de choix individuelle de mes partenaires.  J’ai cette faculté de regarder le tout à distance, d’analyser l’ensemble de l’histoire, son contenu, et d’accepter l’itinéraire souvent fatal de cette épopée…

Je suis toujours cette amoureuse finie, qui garde en tête ce rêve de partage, de complicité et de famille. J’essaie peut-être, surement, de protéger mon coeur (encore) des blessures trop pesantes que je ne saurais remonter…

Le cocon…

Les jours passaient et je me transformais. L’effet papillon. Je retrouvais vite le plaisir dans mes journées, dans de nouvelles rencontres et dans ma solitude volontaire. La douleur n’existait plus, elle n’avait pas vieillit avec moi. La frustration encore présente m’amena à prendre un vrai recul. Et comme si mes chaines n’étaient qu’une trace de craie, elles s’effaçaient. Ne me reste à présent qu’un noeud constrictor me serrant le poitrail, compressant par le fait même mon estomac qui regurgite sous la pression d’infimes particules me laissant un arrière goût amer sur la luette…Le goût de vomir la honte de ma chaire souillée entre adultes consentants. La partie de moi qui remontait mon flux sanguin, sens inverse du courant douillet, globuleux et chaud… Mon essence…Mon noyau central…Puis, une fois bien vidée, les entrailles rinçées par une surconsommation d’infusions maison, je respirerai l’odeur de la fleur d’oranger et à jamais les luciolles danseront au centre de mes iris choco-noisettes.

Fracture de bulles

Je suis si vulnérable devant le pouvoir des mots. Ces mots qui, sorties de son intérieur, me parlent d’espoir, de sentiments, de bien-être, et d’autres bull shit. Vulnérable devant les silences. Ces silences que l’ont interprètes inutilement, images ambivalentes entre le vouloir dans le réel, et le pouvoir de réalisation.

Vulnérable au confort humain entre deux peaux…

Mes faiblesses, je les connais.

Mes forces aussi…

Chaine de générosité

Voici l’idée prise sur Il Blogue.

J’aime bien son concept, je crois que c’est une belle opportunité pour plusieurs de faire acte de générosité…

En voici les règles de cette chaine de générosité:

J’ai eu une idée aujourd’hui. Une chaîne de générosité. Voici comment ça fonctionne…

Je vais rendre un service raisonnable à la première personne qui viendra laisser un commentaire ici, à la suite de ce billet, et qui aura déjà relancé la chaîne sur son propre blogue / site / réseau (lien à l’appui). Autrement dit, la première personne qui laissera un commentaire ici, pour me signifier qu’elle veut bénéficier de mon service, devra déjà avoir offert la possibilité de rendre un service sur son blogue en copiant le principe et les règles pour que tout le monde comprenne l’idée générale.

Quelles sont les règles?

1- Le service demandé doit être raisonnable, réaliste et ne doit pas faire preuve d’abus. En termes plus clairs, il n’est pas question de demander de l’argent, des faveurs humiliantes ou des accomplissements impossibles. Il faut sentir qu’il s’agit réellement et humblement d’un service rendu pour aider la personne qui le demande.

2- Évidemment, comme je l’expliquais plus haut, il faut participer à la chaîne avant de demander un service. C’est un engagement qui en attire un autre. Si vous n’avez pas encore posté la chaîne sur votre espace virtuel, ne demandez pas de service via les commentaires, sinon je passerai à la prochaine «première» personne!

3- Ça va de soi, ce jeu doit être réalisé dans le respect. Bien sûr, il peut y avoir de l’humour et de drôles de services rendus, en autant que les deux partis y trouvent leur compte; le plaisir de donner, le plaisir de recevoir.

So… let’s do it now!

Alors qui aime donner nous suive!!!

Quand tout le monde en parle

Ça faisait une éternité que je n’avais regardé Tout le monde en parle…
Hier soir, brulée par la fatigue, peignoir sur le dos, je me suis effouairée su’l divan et j’ai regardé l’émission…

Fabrice Luchini et son amour des mots, divaguait tantôt sur des vers, tantôt sur son plaisir de séduire…C’est lorsqu’il cita l’écrivain Jean Genet que je fût séduite: Assis toi sur ma bite et causons…

J’ai réfléchis longuement, il y a comme un malaise que je ne saurais définir dans cet énoncé, mais un beau malaise à caractère humoristique…

Tout comme celui-ci: les femmes bandent par l’oreille…

À ce dernier, Ariane Moffatt semblait sceptique, pourtant moi j’y adhère à 100%.

En passant, belle surprise de voir Diane Dufresne (radieuse du haut de ses 65 ans, bonne fête en passant) qui nous a donné une très belle entrevue (opinion personnelle).

Soirée relax à ne rien faire, deux phrases de plus à insérer out of nowhere dans ma semaine de travail…Hâte de voir les réactions de ma public…

Ehhh…ça sonne comme les Simard!

Un avion déchire le soir
Emporte quelque chose de moi
Un signal dans ta mémoire
Tourne la page…Tourne la page

Je repars ici, laissant derrière moi un blog trop plein de moi pour ouvrir celui ci…Rafraichissant!

Ça fait du bien, faut savoir laisser derrière ce qui ne nous convient plus…Avancer dans la vie la tête haute, ne jamais oublier son passé, mais savoir décrocher!

Alors comme les Simard, je tourne la page…

DJ TIESTO ce vendredi, billets disponibles!!!

Wow….Je voulais me faire plaisir…
Après avoir accroché sur l’album Elements of Life de TIESTO (en retard, après tout le monde comme d’habitude), je reçois un message d’un ami me disant qu’il sera à Montréal le 2 octobre…

WOW!!!! Je capotais…Je me suis dis: Ok, si tu veux te faire plaisir ma grande c’est maintenant!

J’ai donc amorcé mon plan d’attaque pour avoir des places sur le parterre. Si je vais voir un Dj, c’est pour me faire danser pas pour être debout devant mon siège, sans espace pour bouger….Alors j’ai acheté deux paires de billets à 170$ chacun (je ne pensais jamais payé un tel montant un jour pour un show). Certain me diront que j’ai payé cher. En fait, les billets je les auraient eu à 150 ch. si j’avais réussi à en avoir de la billetterie. Mais dans les gros événements de ce genre, ils s’envolent comme des petits pains chauds, et pour 20 piasses de plus je m’assurais être On the dance floor!!! YEAH!

Voilà que mes amis qui devaient prendre la deuxième paires, se sont désistés il y a quelques jours, et le show c’est ce vendredi…Je me retrouve donc avec une paire de billet à vendre avant quatre jours…Je les fait aux prix payés…

Si vous connaissez des gens intéressés, contactez moi ici. Je suis à Montréal et je peux me déplacer.

Moi, que je les vends ou non, je serais sur la piste de danse ce vendredi et ce jusqu’à la fin…

Alors qui viendra se défoncer à mes côtés?

La rage au coeur

Parce qu’il y a des trous de cul qui sont propres et d’autres qui viennent avec le tas de marde!

En colère? Certainement…

Les hommes et moi, c’est comme l’eau et l’huile chaude…ça fini toujours par péter, et ça pète fort!

Je collectionne les fins abruptes. Élans amoureux intenses et câlins la veille, puis un autre coup de foudre atteint celui sur qui ma tête reposait. C’est la fin, après huit ou neuf mois, d’une histoire pleine de complicité, de rires et de tendresses…Aussi simple que ça, il se sent tout drôle, il est tombé sous le charme…

Alors seule, avec ma rage au coeur, je dois fermer ma gueule et être spectateur de cet heureux dénouement qui se joue sous mes yeux jours après jours…Le glaive au coeur, le regard gris sous mon sourire plastique, je vêt ma tenue de comédienne et félicite le bonheur des autres dans leurs unions…

Heureux ceux qui touchent du vrai…